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Le Maroc, actuellement 5ème au classement des pays Africains en termes d’entrepreneuriat (Global Entrepreneur Index, EcoFin, 2017), semble bien outillé pour favoriser l’innovation et la création d’entreprises. Pourtant, en marge des statistiques flatteuses et des discours sur-optimistes, les jeunes diplômés, au lieu de tenter l’aventure privée et indépendante, aspirent toujours et encore à l’emploi public pour leur vaste majorité (plus de 80%). Manque de motivation ? de moyens ? d’éducation entrepreneuriale ? Tout ceci et bien encore.

C’est donc à tous de s’y mettre, et plus particulièrement aux experts comptables, censés représenter des vecteurs de dynamisme des affaires. Petit tour d’horizon de ce que ces derniers peuvent apporter à l’effort entrepreneurial du pays.

Plus que la simple prise en charge des formalités administratives que proposent certaines structures non agréés, le rôle de l’EC réside dans la pertinence de son conseil, notamment en termes de montages juridique, de viabilité du modèle d’affaires ou encore de réalité des hypothèses retenues dans le business plan. Voici les 5 phases critiques de création et de développement d’entreprise et le rôle de l’EC dans chacune d’elles.

 

L’avant-projet : l’expert-comptable comme source d’inspiration

Chaque jour, l’EC accompagne des entreprises clientes opérant dans multiples secteurs d’activités. Chaque jour, le professionnel emprunte les chemins qui composent le monde des affaires et use des différents mécanismes par lesquels il vibre.

Ayant à ce titre une connaissance des tendances du marché et des particularités afférentes à tel ou tel secteur, l’EC représente donc une puissante source d’inspiration pour tout porteur d’une idée de projet, aussi prématurée soit-elle.

Le rôle de l’expert à ce niveau est d’assister l’entrepreneur à mieux « dessiner » les contours de son idée de projet, en proposant des questionnaires pour cerner le modèle d’affaires, par exemple, en suggérant des hypothèses de construction des charges prévisionnelles, ou encore en alertant sur les contraintes législatives attachées à tel ou tel secteur d’activité envisagé.

 

L’amorçage : l’ expert-comptable guide et accompagnateur

Une fois le concept cerné, l’EC intervient comme conseiller pour bien entamer l’aventure entrepreneuriale. Il s’agit-là de la phase du projet ou l’EC est le plus fréquemment sollicité. Son intervention s’articule autour d’une palette variée de missions, généralement liées les unes aux autres. En voici une liste non exhaustive, à titre indicatif :

  • Assistance à l’élaboration du Business Plan ;
  • Réalisation d’études de marchés, de faisabilité ou d’opportunité ;
  • Aide au choix de la forme juridique et de la structure actionnariale qui en découle ;
  • Prise en charge des procédures de création et d’enregistrement ;
  • Assistance dans la recherche et l’obtention de financements et/ou d’aide à la création d’entreprise ;
  • Autres (évaluation entité, mise en relation avec des investisseurs potentiels,…) ;
  • Aide au choix du régime fiscal.

 

Le démarrage : l’expert-comptable coach

Le démarrage, étape critique de la vie d’une entreprise, se doit d’être scrupuleusement surveillé par un professionnel diligent. A ce stade, la mise en place de l’activité cœur de métier peut s’avérer particulièrement prenante, obligeant les entrepreneurs à avoir « la tête dans le guidon ». Résultat : une organisation interne défaillante, une distribution des rôles floue, des fonctions support négligées, le tout, générant pénalités et incidents qui se traduisent par une perte de vitesse prématurée.

L’EC, de par sa position, peut « coacher » son client porteur de projet afin de mettre en place, dès le démarrage, une structure de gouvernance souple et efficace, et de l’aider à définir une organisation comptable, sociale et fiscale efficace.

Le coaching passe généralement par des formations et/ou des séances de travail ciblées donnant lieu à un rapport avec recommandations.

 

L’envol : l’expert-comptable co-pilote

S’il est aujourd’hui de plus en plus simple de tenir une comptabilité, notamment à l’aide d’outils d’automatisation, il est généralement moins courant d’utiliser cette dernière comme outil privilégié de pilotage. L’EC, en tant que conseiller de l’entreprise, peut proposer des reporting sur-mesure, afin d’améliorer la visibilité (trésorerie, par exemple) et de faciliter la prise de décision.

Il peut également élaborer des échéanciers personnalisés, des manuels de procédures, ou encore une charte qualité ; l’idée étant de verrouiller l’ensemble des processus afin de permettre au chef d’entreprise de se focaliser sur l’essentiel : son métier.

 

Le développement : l’expert-comptable bras droit

Une entreprise, ça grandit, ça se développe. L’entrepreneur en quête d’opportunité d’extension, de conquête de nouveaux marchés ou encore de transmission de son activité pourra compter sur son EC afin de réaliser l’opération envisagée sous les meilleurs auspices.

Ce dernier pourra procéder à l’évaluation de l’entité, proposer le montage juridique adéquat et faire profiter son client de son réseau d’investisseurs potentiels. Il pourra, à cet effet, élaborer une note d’information à l’attention de ces derniers et organiser des séances de prise de contact.

Eventuellement, l’expert-comptable pourra procéder à la rédaction des différents actes en veillant à protéger l’intérêt de son client, et celui de l’entreprise qu’il a contribué à faire grandir.

 

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