Le capital est une ressource universelle certes, mais bien vaine quand elle n’est pas accompagnée d’un minimum de vision long-terme. Disposer d’un capital n’est donc pas une finalité en soi, car il est voué à disparaitre si il se voit mal ou peu utilisé. « L’argent ne dort jamais », comme on dit. Il constitue souvent, bien au contraire, le tout début d’une aventure. Petit tour d’horizon des différentes pistes à explorer lorsque l’on souhaite « faire bouger » son épargne.

 

Les Produits de banc’assurance : la force tranquille

Trop classique, vous dites ? Pas faux… Mais rappelons-nous bien une chose : si ces produits sont encore-là, c’est qu’ils ont toujours quelque chose à offrir.

Véhicule d’investissement : Plans d’épargne, contrats d’assurances retraite ou de prévoyance, compte sur carnet, DAT,…

Avantages : risque faible, pas de capital minimum requis, politique du « bloquer et oublier » facile à mettre en œuvre, possibilité d’optimisation fiscale.

Inconvénients : rendement très faible, perspective d’investissement à long-terme nécessaire, produits peu diversifiés au Maroc, faible liquidité de certains produits.

 

L’entreprise innovante : l’investissement intelligent

Acquérir des parts dans une entreprise innovante, cela revient à mandater une équipe de professionnels pluridisciplinaires et motivés, ayant comme objectif de fructifier votre capital coûte que coûte. A ce titre, « Private equity », « business angels », « venture capitalist », sont tous des termes bien en vogue depuis quelques temps, malgré un marché connu pour son aversion au risque légendaire. Une option à considérer donc très sérieusement.

Véhicule d’investissement : Prise de participation dans des start-ups ou entreprises en phase d’amorçage, de développement, d’expansion,…

Avantages : entrepreneuriat par procuration, couple risque/rentabilité personnalisé selon le profil de l’investisseur, perspective de rendement élevée, délai d’engagement à court/moyen terme selon la phase de développement de l’entreprise cible, possibilités infinies de diversification, perspective de mesures fiscales incitatives.

Inconvénients : Absence d’outils fiables de gestion du « deal flow » (identification projets, analyses, évaluation…), club d’investisseurs assez peu nombreux et relativement fermés, culture du capital investissement encore peu répandue, lourdeur lors des entrées/sortie et manque de liquidité adjacent.

 

Les marchés financiers : la pieuvre insaisissable

La sensibilisation au marché boursier qu’a connu le pays ces dernières années a largement contribué à en faire un véhicule d’investissement majeur. Bien que les investisseurs institutionnels s’accaparent encore le plus gros morceau, le marché financier est ouverts aux petits porteurs à l’âme aventurière (et très avertis, de préférence), et peut représenter un bon moyen de balancer son « panier ».

Véhicule d’investissement : achat d’actions, obligations, bons du trésor, parts/actions de fonds d’investissement (OPCVM),…

Avantages : possibilité de rendement exceptionnels, faible capital minimum requis (en théorie), perspective d’investissement modulable selon les produits (actions, obligations, SICAV,…), liquidité accrue.

Inconvénients : manque de maturité du marché marocain ; possibilités de diversification limitées ; risque très élevé sur certains produits à forte volatilité ; rendement trop faibles sur les produits à volatilité modérée ; risque toujours existant de manipulation par les grands opérateurs.

 

Le crowdfunding : une révolution en attente ?

Né en Amérique et traduit au Maroc sous le nom de « financement collaboratif », ce modèle économique innovant arrive à grand pas au Maroc, à travers une loi actuellement en cours de ratification. Les épargnants pourront, dès lors, participer dans le projet de leur choix, directement en ligne, sur les plateformes dédiées existantes et celles qui verront le jour.

Véhicule d’investissement : la prise participation directe, le prêt rémunéré, le don et la pré-commande, le tout souscrit en ligne à l’intention de projets innovants.

Avantages : représente le futur de la collaboration économique ; s’adapte à tous les niveaux d’épargne, toutes les perspectives d’investissement, ouvert à tous les secteurs d’activité ; facilité d’engagement, création d’un « deal flow » qualifié pour une meilleure prise de décision .

Inconvénients : le modèle marocain n’est pas encore testé, ni n’a fait ses preuves ; le cadre juridique n’est pas encore verrouillé ; le succès du modèle est tributaire d’une participation massive des épargnants ; le risque sécuritaire élevé associé à l’utilisation exclusive de technologies de l’information.

 

Le marché immobilier : le champion indétrônable 

Crise financière, évolution des modèles économiques ou simples changements de tendances, le bon vieux « briques et mortier » traverse les âges et reste immuable dans le cœur des investisseurs. Un type d’actif à considérer obligatoirement dans son portefeuille… quand on a les moyens.

Véhicule d’investissement : acquisition de biens immobiliers, dans une perspective de génération de revenus locatif et/ou de réalisation de plus-value.

Avantages : valeur (presque) sûre, couple risque/rentabilité statistiquement imbattable sur le long-terme, produits pouvant servir de garantie pour d’autres projets.

Inconvénients : secteur qui peine à reprendre ; capital requis très élevé ; perspective très long-terme à considérer pour amortir l’investissement ; nécessité d’un suivi permanent pour protéger ses intérêts ; protection juridique souvent inefficace en cas de litige.

 

En termes d’investissement, les profils diffèrent et l’aversion au risque avec. Chaque épargnant aura donc sa propre stratégie et sa propre expérience avec un produit donné. Rappelons que la diversification est une attitude préconisée, autant que possible, afin de diluer les risques existants. Prenez donc conseil avant de vous lancer.

 

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